Préavis de grève : Aéroports de Paris du 18 au 20 juin et du 1er au 5 juillet

Préavis de grève Aéroports de Paris

Deux mouvements sociaux des personnels aéroportuaires se succéderont à Roissy-CDG et Orly : le week-end du 18 au 20 juin à l’appel de la CFE-CGC et la CGT, puis du 1er au 5 juillet, en plein grands départs en vacances, à l’appel de tous les syndicats -CFE-CGC, CGT, UNSA SAPAP, CFDT et FO.

Les syndicats protestent contre le plan d’adaptation des contrats de travail (PACT) qui doit entraîner des baisses des revenus afin de faire face à aux conséquences de la Covid-19. Selon Augustin de Romanet, PDG d’Aéroports de Paris (ADP), le PACT prévoit de supprimer certaines primes qui vont conduire à ce que d’ici 2023, un certain nombre de personnes pourraient alors «perdre entre 1, 2, 7% au maximum de leur rémunération».

Les syndicats évoquent, de leur côté, des baisses de revenus pouvant aller jusqu’à «un mois de salaire» et des mobilités géographiques contraintes. En cas de refus, les salariés s’exposent à un licenciement dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) que les syndicats contestent également. En décembre, ils avaient signé un accord pour une rupture conventionnelle collective (RCC) aboutissant à 1150 départs dont 700 non remplacés.

«C’est surtout les personnels en exploitation» chargés du cheminement des passagers, du trafic ou de la sécurité «qui ont beaucoup à perdre dans cette histoire», déclare à l’AFP Rachid Eddaidj, représentant syndical de la CFE-CGC. «Ce sont en général des personnels qui travaillent en horaires décalés», explique-t-il. Ils sont donc obligés de venir au travail en voiture et seraient particulièrement touchés par la suppression de l’indemnité kilométrique.

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Interrogé sur Europe 1 pour savoir si le mouvement de grève allait engendrer des perturbations alors que le secteur aérien repart en France, Augustin de Romanet a répondu qu’il allait «faire tous les efforts pour que la réponse soit non».